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Allergie et désensibilisation, ça se passe comment ?



Pollen, crustacés, arachides, acariens. La liste des allergènes est malheureusement longue. Et pour échapper à des réactions au minimum désagréable, il n’y a pas beaucoup de solutions. L’évitement en est une. La désensibilisation en est une autre.

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Le nez qui pique et qui coule. Les yeux rouges. Les éternuements. En certaines circonstances, les allergies peuvent réellement empoisonner la vie. Au printemps ou lorsque l’on est en contact avec des animaux ou de la poussière. Dans ces cas là particulièrement, il est parfois difficile de mettre en place une stratégie d’évitement de l’allergène. Alors pour lutter contre ces symptômes pour le moins désagréables, il existe des médicaments dits antihistaminiques.

Mais la désensibilisation — encore appelée immunothérapie spécifique — est à ce jour le seul traitement permettant de se débarrasser véritablement des allergies. Cette technique est aujourd’hui reconnue et codifiée par un consensus international, établi par des experts sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Et seul un allergologue peut pratiquer une immunothérapie spécifique.

Son principe ? Réduire au maximum la sensibilité de l’organisme à un allergène donné, en modulant progressivement la réponse immunitaire vis-à-vis de ce dernier. Car rappelons-le, les allergies surviennent lorsque notre système immunitaire réagit de manière inappropriée en présence d’une substance donnée.

Un traitement efficace, mais de longue haleine

Le traitement consiste donc à administrer des doses croissantes — infinitésimales au départ — de l’allergène concerné, afin d’éduquer en quelque sorte, notre système immunitaire et de prévenir ses réactions anormales. Il est administré soit par voie sous-cutanée — une fois par semaine dans le cabinet d’un allergologue — au moyen d’une seringue à très courte aiguille, soit par voie sublinguale – à domicile, tous les matins, à jeun par le biais d’un cachet ou de gouttes de solution d’allergène. Après une phase dite initiale arrive une phase d’entretien au cours de laquelle est administré, à intervalle régulier, la dose maximale tolérée par la personne.

L’immunothérapie spécifique peut être proposée dès l’âge de 5 ans. Mais elle suppose bien sûr qu’ait au préalable été clairement identifié l’allergène responsable et que les mesures d’éviction classiques aient été adoptées. Un processus qui là encore, ne peut se passer du concours d’un allergologue.

Notez enfin que la désensibilisation à une allergie exige de la patience, car elle doit s’étaler sur une période de 3 à 5 ans. Néanmoins, le malade en ressentira dès la première année de réels bénéfices. Et ce traitement a fait ses preuves concernant notamment les venins de guêpes et d’abeilles ou les allergies aux animaux mais aussi les pneumallergènes que sont les acariens ou les pollens de graminées, d’herbacés ou d’arbres.

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