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Info Santé

comment déceler les symptômes ?



Le syndrome de glissement est une pathologie du grand âge où une personne fragilisée par un évènement se laisse aller vers la mort. D’issue fatale dans la grande majorité des cas, la meilleure façon d’agir est de le prévenir en entourant et soutenant nos proches âgés.

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Le syndrome de glissement a été décrit pour la première fois par le docteur Jean Carrié en 1956. Il est défini par une dégradation de l’état du patient qui se laisse « glisser » vers la mort. On entend parfois l’expression de « suicide inconscient ». Il concerne des personnes âgées (plus de 70 ans), voire très âgées (plus de 80 ans), en général fragiles et présentant plusieurs pathologies.

Quels sont les premiers symptômes du syndrome de glissement ?

Celui-ci survient plutôt de manière soudaine. Une personne perd subitement le goût de vivre et ne souhaite plus s’alimenter, se laver, s’habiller. Elle n’a plus ni faim ni soif. Elle se sent extrêmement fatiguée et ne se lève plus. La personne s’enferme et refuse la communication ou bien devient très agressive envers ses proches ou le personnel soignant. Alors qu’elle effectuait de manière autonome de nombreuses tâches du quotidien, celles-ci deviennent insurmontables. Ce changement de comportement est accompagné d’une forte anxiété et de diverses angoisses comme la peur d’être seul. Un syndrome de glissement est parfois difficile à détecter : il peut être confondu avec un épisode dépressif ou avec une convalescence normale.

Chez la personne âgée, le manque de mouvement pendant une période prolongée peut devenir irréversible : les muscles s’atrophient très vite. Par ailleurs, un défaut d’alimentation ou d’hygiène offre un terrain propice aux infections chez des sujets déjà fragilisés. Dans de nombreux cas, jusqu’à 90 % selon les auteurs, le syndrome de glissement évolue rapidement, dans les quatre semaines au maximum, vers le décès du patient.

Dans quel contexte survient le syndrome de glissement et comment le prévenir ?

Le syndrome de glissement fait souvent suite à un choc physique ou psychologique : une entrée en maison de retraite mal vécue, le décès du conjoint, une hospitalisation, un accident. Une chute au domicile peut aussi être traumatisante, surtout si la personne est restée longtemps seule au sol. Il s’écoule généralement quelques jours entre l’évènement et le début du syndrome. Lorsqu’une personne âgée traverse une épreuve difficile, elle est doit être entourée et se sentir soutenue, physiquement et psychologiquement, si possible par ses proches.

Comment soigner un syndrome de glissement ?

L’idéal demeure la prévention du syndrome. Pour éviter une issue fatale, un diagnostic rapide et une prise en charge précoce sont indispensables. Celle-ci comprend :

  • un accompagnement médico-psychologique ;
  • une re-nutrition et réhydratation adaptée, parentérale s’il le faut ;
  • la prévention ou le traitement des escarres liées à la station immobile prolongée ;
  • une rééducation à l’effort par un kinésithérapeute ou un ergothérapeute.

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