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comment fonctionne la trithérapie ?



Apparues en 1996, les trithérapies ont permis aux malades du Sida de mener une existence quasiment normale. Ces traitements combinent plusieurs types d’antirétroviraux qui agissent à différents niveaux.

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Apparues pour la première fois en 1996, les trithérapies ont révolutionné les traitements contre le Sida, celui-ci étant pratiquement devenu une maladie chronique banale comme le diabète ou l’hypertension. Selon une étude de 2017, les trithérapies ont fait progresser l’espérance de vie de 10 ans aux États-Unis et en Europe. Mais sur quoi repose au juste cette thérapie ? La trithérapie consiste à associer trois classes d’antirétroviraux (ARV), qui agissent en bloquant certaines étapes du cycle de réplication du virus. Cela permet de faire chuter la charge virale dans l’organisme qui devient quasiment indétectable.

Les différents types d’antirétroviraux

Il existe de nombreux types d’antirétroviraux, qui agissent selon des modes différents. Les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse du VIH (zidovudine, abacavir, lamivudine, emtricitabine…), produisent des mutations délétères chez le virus. Les inhibiteurs de protéase (lopinavir, darunavir, atazanavir…) bloquent une protéine de la cellule infectée nécessaire à la réplication du virus. Les inhibiteurs de fusion (Enfuvirtide) empêchent le virus de pénétrer dans les cellules saines. D’autres préviennent la diffusion du virus dans l’organisme ou amplifient les effets d’autres antirétroviraux. Il existe en tout une vingtaine de traitements disponibles appartenant à 6 classes différentes (on peut trouver ici un tableau complet des antirétroviraux disponibles). Pour augmenter l’efficacité des traitements, plusieurs antirétroviraux sont souvent associés agissant à différents niveaux. Cette combinaison est souvent constituée de trois molécules, d’où le nom de trithérapie. Certains malades répondant peu aux traitements peuvent toutefois prendre jusqu’à 8 ou 10 médicaments différents.

Moins d’effets secondaires et un risque de transmission quasi nul

Les premiers traitements entraînaient de nombreux effets secondaires (fatigue, maux de tête, nausées et vomissements, fièvre, plaques rouges sur la peau, troubles du sommeil…) et ils étaient parfois difficiles à supporter pour les patients. Certains d’entre eux devaient prendre jusqu’à 20 comprimés par jour, dont plusieurs devaient être conservés au réfrigérateur. Les médicaments ont aujourd’hui fait de nombreux progrès et permettent de suivre une vie pratiquement normale. Certains fabricants associent plusieurs molécules dans une seule pilule (par exemple dolutégravir + abacavir + lamivudine ou darunavir + cobicistat + ténofovir alafénamide + emtricitabine), de sorte qu’il n’est plus nécessaire de multiplier les prises.

En plus d’augmenter considérablement l’espérance de vie des personnes malades du Sida, les antirétroviraux réduisent le risque de 96 % de transmettre le virus à un partenaire lors d’un rapport (il reste malgré tout recommandé d’utiliser un préservatif). Alors que l’on préconisait auparavant d’attendre une diminution des cellules CD4T pour commencer un traitement antirétroviral, il est conseillé aujourd’hui de se mettre sous trithérapie dès que l’on a connaissance de l’infection.

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