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La vitamine D a-t-elle réellement un effet sur le syndrome du côlon irritable ?



Les causes du syndrome du côlon irritable (SCI) ne sont pas connues, et il n’existe pas de moyen spécifique pour prévenir ou guérir les symptômes. Différentes études ont mis en évidence une carence en vitamine D commune chez les personnes souffrant de SCI. Mais la relation de cause à effet n’est pas encore démontrée et les bénéfices d’une supplémentation en vitamine D chez les patients souffrant de cette pathologie viennent d’être évalués par une équipe de chercheurs anglais.

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Le syndrome du côlon irritable (SCI) ou colopathie fonctionnelle est un trouble du fonctionnement du côlon. Sans gravité, les symptômes sont cependant déplaisants à cause de leur chronicité et de la gêne qu’ils occasionnent (douleurs, ballonnements, constipation, diarrhée). Avec 5 % de la population française concernée, ce syndrome affecte plus fréquemment les femmes que les hommes et compromet largement la qualité de vie des personnes qui en souffrent.

À l’heure actuelle, la pathogenèse du syndrome du côlon irritable est mal connue. Divers mécanismes sont envisagés par les chercheurs (troubles de la mobilité gastro-intestinale, barrière épithéliale altérée, déséquilibre de la flore, hypersensibilité viscérale, facteurs immunitaires…). En outre, des études récentes suggèrent qu’une carence en vitamine D est commune aux populations touchées par le SCI. Une corrélation inverse entre le taux de vitamine D sérique et la gravité des symptômes est suggérée.

La vitamine D : un bon candidat pour soulager les symptômes du syndrome du côlon irritable

La vitamine D joue un rôle essentiel dans la qualité du tissu osseux et musculaire et dans le renforcement du système immunitaire. Métabolisée dans le foie et les reins en forme active, elle participe, au niveau digestif, à la régulation de l’absorption du calcium et du phosphate. De plus, l’intestin grêle et le colon expriment un niveau élevé de récepteurs à la vitamine D. Elle induit la fonction de barrière épithéliale de l’intestin et la défense contre les pathogènes (stimulation de la maturation des monocytes en macrophages). Elle participe aussi au maintien de la stabilité des mastocytes dont l’activité est augmentée dans l’hypersensibilité viscérale. Par ailleurs, de plus en plus de preuves soutiennent que la vitamine D influence l’équilibre microbien intestinal en favorisant la diversité du microbiote et la production de butyrate (acide gras à chaîne courte aux effets anti-inflammatoires) par les bactéries.

Quels sont les effets d’une supplémentation en vitamine D sur les symptômes du syndrome du côlon irritable ?

Un essai randomisé, vient d’être publié dans l’Européen Journal of Nutrition. Réalisé par une équipe de Sheffield (Royaume-Uni) durant les hivers 2018 et 2019, il implique 135 participants souffrant du SCI dont un groupe reçoit une supplémentation en vitamine D. Une forte proportion de participants avait, comme les études précédentes le signalent, un taux de vitamine D sérique inférieur aux niveaux recommandés. La gravité des symptômes évaluée, ainsi que les scores de qualité de vie ne diffèrent pas dans le groupe supplémenté vs le groupe témoin. Aucune relation entre la variation de vitamine D et la variation de la symptomatologie n’a été mise en évidence. Devant ces résultats et même si la relation de causalité n’a pas été démontrée, les auteurs suggèrent que les personnes souffrant de syndrome du côlon irritable doivent être néanmoins dépistées (taux de vitamine D) et si cela est nécessaire supplémentées.

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