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Info Santé

peut-on se faire vacciner si on a une maladie auto-immune ?



Être atteint d’une maladie auto-immune empêche-t-il de se faire vacciner contre la Covid-19 ? Pour l’immense majorité de ces patients, la réponse est non ! Bien au contraire, la vaccination est particulièrement recommandée pour cette population à risque de faire des formes graves.

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En date du 26 novembre 2021, le Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale (COSV) précise dans une note que « les maladies auto-immunes, dont la polyarthrite rhumatoïde et la sclérose en plaque, ne sont pas des contre-indications à la vaccination anti-Covid-19 ». Il est ajouté un peu plus loin qu’« il est préférable d’utiliser les vaccins à ARNm pour les personnes atteintes de maladies auto-immunes (Moderna ou Pfizer) ».

Bien que la vaccination soit parfois un peu moins efficace chez les personnes souffrant d’une maladie auto-immune, la balance bénéfice/risque penche en faveur de la vaccination. Le COSV tient notamment à préciser que les vaccins sont bien tolérés chez ce type de patients, y compris chez les personnes atteintes de lupus, de maladies rhumatismales et de maladies rénales à médiation immunitaire.

Par ailleurs, le COSV rappelle que « à ce jour, aucune donnée n’indique que la primo-vaccination ou le rappel anti-Covid-19 accroissent le risque de rechute ou de développement de maladies auto-immunes de novo », c’est-à-dire que se faire vacciner ne peut pas aggraver une maladie auto-immune en cours et ne peut pas non plus déclencher une maladie auto-immune chez une personne saine.

Le vaccin est particulièrement recommandé chez les personnes fragiles

La maladie à Covid-19 peut passer inaperçue chez un grand nombre d’individus. En revanche, chez les personnes fragiles, le SARS-CoV-2 peut provoquer des formes graves, voire mortelles de la pathologie. Les personnes atteintes de maladies auto-immunes sont pour la plupart davantage à risque de développer une forme grave de la Covid-19 que la population générale. La vaccination est donc particulièrement recommandée chez ce type de patients. Les personnes atteintes de maladies auto-immunes étaient d’ailleurs sur la liste de la Haute Autorité de santé (HAS) du 17 décembre 2020 des personnes éligibles prioritairement à la vaccination contre la Covid-19, au tout début de la campagne.

Une moindre efficacité du schéma initial…

Les patients atteints de maladies inflammatoires et recevant des traitements peu immunosuppresseurs affichent des taux d’anticorps anti-Covid-19 satisfaisants. Il est cependant vrai que le vaccin peut être moins efficace chez certaines personnes atteintes de maladie auto-immunes.  

En particulier, la réponse peut être mauvaise, voire nulle, chez les personnes recevant des forts traitements immunosuppresseurs comme les anti-CD20, les anti-métabolites ou du rituximab. Le rituximab est un anticorps monoclonal chimérique dirigé contre l’antigène membranaire CD20. Cet antigène est présent sur les lymphocytes B normaux et malins, mais est absent des précurseurs des lymphocytes B et des cellules souches hématopoïétiques. La fixation de l’anticorps sur le lymphocyte entraine la destruction de celui-ci.

Le COSV déclare que « près d’une personne sur dix atteintes d’une maladie auto-immune inflammatoire à médiation immunitaire ne développerait pas de réponse satisfaisante à la vaccination anti-Covid-19 ». Dans le cas des personnes très sévèrement immunodéprimées, il peut être décidé, au cas par cas, d’opter pour la prophylaxie primaire par anticorps monoclonaux. La prophylaxie est une stratégie de prévention, ayant pour objectif d’éviter la survenue de la maladie. Si la personne n’a jamais été contaminée, on parle de prophylaxie primaire. S’il s’agit de prévenir une rechute, on parle de prophylaxie secondaire.

…mais de bons résultats avec le « boost vaccinal »

Concernant la dose de rappel, elle serait particulièrement utile chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes. Il est possible de l’administrer dès cinq mois après le schéma initial en l’absence de traitement immunosuppresseur ou dès trois mois en présence de traitement immunosuppresseur. La dose de rappel permet la production d’anticorps chez 80 % des personnes chez lesquelles la primo-vaccination n’avait pas fonctionné.

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