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Info Santé

Quelles sont les différentes méthodes de dépistage du cancer du sein ?



Le cancer du sein représente la première cause de mortalité par cancer chez la femme en France. Chaque année, 59.000 nouveaux cas sont diagnostiqués et 12.000 patientes décèdent d’un cancer du sein. Près d’une femme sur neuf sera touchée au cours de sa vie ; nous sommes toutes concernées par le dépistage ! Quelles sont les différentes méthodes de dépistage ? À quel moment les réaliser ? Quelles sont leurs limites ? À l’occasion d’Octobre rose, Futura fait le point.

Plus un cancer est détecté tôt, plus les chances de survie et de guérison sont importantes. Un dépistage précoce peut vous sauver la vie ! De plus, cela peut permettre de bénéficier d’un traitement moins long, moins agressif, moins invasif. Et donc potentiellement d’éviter certains effets indésirables particulièrement redoutés.

L’autopalpation des seins

L’autopalpation mammaire est conseillée tous les mois. C’est un élément stratégique de la détection précoce ! Mais comment s’y prendre ?

Il s’agit de gestes simples, à pratiquer idéalement juste après les règles. Voici les quatre étapes, à appliquer à chaque sein :

  1. Positionnez-vous debout devant un miroir. Inspectez votre sein et essayez de repérer d’éventuelles anomalies : un écoulement du mamelon, une fossette, des crevasses, des plis inhabituels, une peau qui pèle… Il est vraiment important de réaliser l’examen visuel devant un miroir, en particulier en cas de poitrine généreuse.
  2. Levez votre bras droit pour palper le sein droit. Avec la main opposée, à l’aide de trois doigts, parcourez la totalité de votre sein en commençant par l’extérieur en réalisant de petits cercles.
  3. Faites de même avec l’aisselle et avec la zone entre le sein et l’aisselle. Il ne doit pas y avoir de masse palpable sous la peau
  4. Pressez votre mamelon. Aucun écoulement ne doit se produire.

Recommencez toutes les étapes avec l’autre sein.

Toute grosseur ou induration, douloureuse ou non douloureuse, au niveau du sein ou de l’aisselle doit faire l’objet d’une consultation chez un médecin. Il est cependant à noter que l’autopalpation des seins ne fait pas consensus dans le milieu médical. Elle n’est pas enseignée aux patientes de manière systématique par les professionnels de santé, la plupart des femmes la pratiquant se sont autoformées sur Internet. D’une part, les femmes peuvent passer à côté d’une anomalie, se sentir à tort à l’abri et sauter la prochaine consultation. D’autre part, les femmes peuvent être amenées à consulter inutilement. Il peut en résulter une anxiété délétère pour la patiente et son entourage, des examens complémentaires superflus, et un coût sociétal non négligeable.

L’autopalpation permet aux femmes d’être pleinement actrices de leur parcours de soins

Néanmoins, l’autopalpation présente des avantages indéniables, comme une meilleure connaissance de soi et de son corps. Par ailleurs, le sein étant un élément de l’intime par excellence, cela permet aux femmes d’être pleinement actrices de leur parcours de soins. Il est à retenir que même si l’autopalpation peut dans certaines situations être utile, elle ne peut en aucun cas se substituer à une consultation chez un médecin ou une sage-femme.

Une visite chez un professionnel de santé une à deux fois par an

Une à deux fois par an à partir de 30 ans, une visite chez une sage-femme, un gynécologue ou un médecin généraliste s’impose. Des palpations des seins et des aisselles doivent être réalisées par un professionnel. Si une anomalie est détectée, une mammographie ou une échographie sera prescrite. Une mammographie est une radiographie des seins. Grâce à la tomosynthèse, certaines mammographies permettent une vue en 3D du sein. Une échographie utilise des ultrasons pour explorer le sein. C’est un examen complémentaire de la mammographie.

Le dépistage organisé en France

75 % des cancers du sein surviennent après 50 ans. C’est pourquoi une mammographie est proposée à toutes les femmes de 50 à 74 ans tous les deux ans. C’est ce que l’on appelle « le dépistage organisé » ; il a été mis en place en France en 2004. Cet examen est totalement gratuit, sans aucune avance de frais. Les mammographies d’aspect normal sont systématiquement vues par deux radiologues expérimentés et formés.

Le dépistage organisé est remis en cause par certains. Les cancers in situ sont des cancers extrêmement localisés. Certains vont s’étendre tandis que d’autres ne se développeront jamais au-delà de la membrane basale. Dans cette situation, un traitement lourd n’est pas forcément nécessaire. Dans le cadre du dépistage organisé, ces types de cancers sont détectés très précocement et la plupart du temps retirés par chirurgie. Certains auteurs parlent alors de surtraitement et de surdiagnostic, de stress pour les patientes et de surcoût sociétal. Néanmoins, au vu des données existantes, les bénéfices du dépistage organisé semblent bien supérieurs à ses inconvénients.

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