objectif-reponse-sante-aquitaine.fr
Image default
Santé & Thérapies

Rétention d’eau, remèdes, régime : tout savoir !

Qu’est-ce que la rétention d’eau ?

La rétention d’eau, aussi appelée œdème quand le gonflement est visible, correspond à une accumulation anormale de liquide dans les tissus. Concrètement, si tu es dans cette situation, tu peux remarquer des chevilles gonflées, des jambes lourdes, des doigts serrés, un visage bouffi ou un ventre plus tendu que d’habitude.

Ce n’est pas une maladie en soi : c’est souvent un symptôme. Dans la pratique, cela peut être bénin et temporaire, par exemple après une journée debout, un repas très salé ou pendant certaines périodes hormonales. Mais cela peut aussi signaler un problème veineux, rénal, cardiaque, hépatique ou hormonal, ce qu’il ne faut pas banaliser si le gonflement est important, soudain ou persistant.

L’essentiel a retenir : la rétention d’eau est un excès de liquide dans les tissus, souvent visible au niveau des jambes, des mains, du visage ou du ventre.

  • Un gonflement localisé évoque souvent un problème veineux ou lymphatique.
  • Un œdème généralisé peut révéler une cause cardiaque, rénale ou hépatique.
  • Le sel, l’inactivité et certaines hormones favorisent la rétention d’eau.
  • La grossesse, les règles et certains médicaments peuvent la déclencher.
  • Un gonflement soudain avec essoufflement ou douleur nécessite un avis médical rapide.
  • Le traitement dépend toujours de la cause, pas seulement du symptôme.

Comment se produit la rétention d’eau ? Physiopathologie

Pour comprendre ce qui se passe, il faut imaginer un vrai déséquilibre entre ce que le corps garde et ce qu’il élimine. Normalement, les reins, les vaisseaux sanguins, le système veineux et le système lymphatique travaillent ensemble pour maintenir l’équilibre hydrique.

Rétention d’eau généralisée

Quand l’œdème est généralisé, le liquide s’accumule dans l’espace interstitiel, c’est-à-dire entre les cellules. Dans les faits, cela arrive souvent quand un organe chargé de gérer les liquides fonctionne moins bien : les reins filtrent mal, le cœur pompe moins efficacement, ou le foie modifie la répartition des fluides.

Ce que cela change pour toi, c’est que le gonflement n’est plus limité à une zone précise : il peut concerner plusieurs parties du corps en même temps, avec parfois une prise de poids rapide et une sensation de tension diffuse.

Rétention d’eau d’origine cardiaque

En cas d’insuffisance cardiaque, le cœur envoie moins bien le sang vers les organes. Le rein reçoit alors moins de sang, ce qui active des mécanismes de compensation comme le système rénine-angiotensine-aldostérone et la sécrétion de vasopressine.

Concrètement, le corps retient davantage de sodium et d’eau pour compenser ce qu’il perçoit comme un manque de volume circulant. Le problème, c’est que cette compensation finit par aggraver l’œdème. On observe alors souvent un gonflement des jambes, des chevilles et parfois un essoufflement à l’effort ou en position allongée.

Rétention d’eau d’origine rénale

Quand les reins filtrent mal, l’eau et le sodium sont moins bien éliminés. Cela peut se voir dans deux grands tableaux : le syndrome néphritique et le syndrome néphrotique.

Syndrome néphritique

Le glomérule filtre insuffisamment, donc les urines diminuent. Résultat : la volémie augmente, la pression artérielle peut monter, et la pression hydrostatique pousse davantage l’eau vers les tissus. Dans la pratique, cela peut donner un œdème diffus, parfois associé à une hypertension.

Syndrome néphrotique

Ici, le glomérule devient trop perméable aux protéines. Les protéines passent dans les urines, ce qui entraîne une protéinurie et une baisse de la pression oncotique. Or cette pression sert normalement à garder l’eau dans les vaisseaux.

Quand elle baisse, le liquide fuit vers l’espace interstitiel. Le corps retient ensuite encore plus d’eau et de sodium via l’aldostérone, ce qui accentue l’œdème. C’est pour cela qu’un syndrome néphrotique peut provoquer un gonflement très visible, parfois spectaculaire.

Rétention d’eau localisée

Quand le gonflement ne touche qu’une zone, la cause est souvent locale. C’est notamment le cas si tu as une jambe ou une cheville plus gonflée que l’autre.

  1. Obstruction veineuse : une thrombose ou une compression veineuse gêne le retour du sang, et le liquide s’accumule dans la zone drainée par la veine touchée.
  2. Œdème lymphatique : le système lymphatique ne draine plus correctement, par exemple après une chirurgie, une radiothérapie ou une atteinte ganglionnaire.
  3. Œdème du bras après cancer du sein : l’ablation de vaisseaux ou de ganglions lymphatiques peut entraîner un lymphœdème parfois douloureux et durable.

Causes de la rétention d’eau

La rétention d’eau peut être physiologique, donc liée à une situation temporaire, ou pathologique, donc liée à une maladie. C’est un point essentiel : on ne traite pas une rétention d’eau de la même façon selon qu’elle vient d’un excès de sel, d’une grossesse, d’une insuffisance veineuse ou d’un problème cardiaque.

Causes fréquentes et souvent bénignes

Dans la vie quotidienne, on constate souvent que les jambes gonflent après plusieurs heures assis ou debout. Si tu prends l’avion, fais un long trajet en voiture ou travailles sans bouger, le retour veineux ralentit. Les muscles des mollets, qui servent normalement de pompe, ne jouent plus leur rôle.

En pratique, cela favorise surtout les chevilles gonflées en fin de journée. Le phénomène est encore plus marqué si tu as un surpoids, une insuffisance veineuse ou si tu bois peu d’eau tout en consommant beaucoup de sel.

Insuffisance veineuse chronique

Si les valvules des veines des jambes sont abîmées, le sang remonte moins bien vers le cœur. Le sang stagne, la pression augmente dans les veines, puis l’eau passe plus facilement dans les tissus. C’est l’une des causes les plus fréquentes de jambes lourdes, de chevilles gonflées et parfois de varices.

Traumatisme, entorse ou infection

Après une blessure à la cheville ou au tibia, un gonflement local est fréquent. Il peut être lié à l’inflammation, mais aussi à une infection si la zone devient chaude, rouge, douloureuse ou si la douleur augmente au lieu de diminuer.

Grossesse, syndrome prémenstruel et contraception hormonale

Les variations hormonales jouent un rôle important. Pendant la grossesse, pendant les règles ou en cas de syndrome prémenstruel, les hormones modifient la répartition de l’eau dans le corps. Certaines contraceptions hormonales peuvent aussi favoriser une sensation de gonflement chez certaines femmes.

Ce que cela implique concrètement : si le gonflement apparaît en lien avec le cycle, il est souvent fluctuant, mais il doit rester modéré. S’il devient soudain, asymétrique ou associé à une douleur, il faut chercher une autre cause.

Médicaments et rétention d’eau

Plusieurs médicaments peuvent favoriser l’œdème : certains antihypertenseurs, corticoïdes, anti-inflammatoires, traitements hormonaux ou médicaments favorisant la vasodilatation. Si tu remarques une prise de volume après l’introduction d’un traitement, il ne faut pas l’arrêter seul, mais en parler au médecin ou au pharmacien.

Maladies associées

  • Maladies rénales : surtout quand l’élimination de l’eau est perturbée.
  • Problèmes cardiaques : quand la circulation ralentit et que la pression veineuse augmente.
  • Maladies du foie : comme la cirrhose, qui modifie la gestion des liquides.
  • Hypothyroïdie : le ralentissement hormonal peut s’accompagner d’un gonflement diffus.

Alimentation, sel, glucides et protéines

Le sodium est un facteur central. Plus tu manges salé, plus ton corps a tendance à retenir de l’eau pour maintenir l’équilibre. C’est particulièrement visible après un repas très riche en sel, en plats industriels, charcuteries, sauces, fromages très salés ou snacks.

Les glucides jouent aussi un rôle, car le glycogène stocké dans le foie et les muscles retient de l’eau. C’est pour cela qu’une baisse des glucides peut faire perdre rapidement plusieurs kilos au début : ce n’est pas seulement de la graisse, c’est aussi de l’eau liée au glycogène.

À l’inverse, un apport trop faible en protéines peut diminuer la pression oncotique et favoriser les œdèmes. Dans la pratique, une alimentation déséquilibrée peut donc entretenir le problème au lieu de l’améliorer.

Carence en vitamine B6

Une carence en vitamine B6 peut aussi contribuer à la rétention d’eau chez certaines personnes. Ce n’est pas la cause la plus fréquente, mais elle peut être en jeu si l’alimentation est pauvre, si le terrain est fragile ou si plusieurs facteurs se cumulent.

[amazon bestseller= »vitamine B6″ items= »3″ template= »table »]

Symptômes de la rétention d’eau dans le corps

Les signes varient selon la cause, mais certains symptômes reviennent souvent. Si tu te reconnais dans plusieurs d’entre eux, il est utile de faire le point plutôt que de te contenter de solutions temporaires.

  1. Peau tendue et brillante, surtout au niveau des jambes, des chevilles ou du ventre.
  2. Fossette à la pression : quand tu appuies sur la zone gonflée, l’empreinte reste quelques secondes à quelques minutes.
  3. Cellulite plus visible, notamment sur les cuisses et les fesses.
  4. Prise de poids rapide sans changement majeur de l’alimentation.
  5. Gonflement du visage, poches sous les yeux, doigts serrés.
  6. Abdomen tendu ou sensation de ventre gonflé.
  7. Essoufflement si l’œdème est important ou s’il y a de l’ascite.
  8. Perte de définition musculaire chez certains sportifs, notamment en bodybuilding.

Dans les faits, la localisation donne déjà un indice : les chevilles orientent souvent vers un retour veineux insuffisant, un visage bouffi fait davantage penser à un terrain hormonal, rénal ou allergique, et un gonflement généralisé impose une évaluation médicale plus large.

Œdème oculaire

L’augmentation de liquide dans l’œil ou autour de l’œil peut avoir plusieurs explications. Il peut s’agir d’un œdème de la cornée, d’un œdème papillaire lié à une pression intracrânienne élevée, ou d’un problème comme le glaucome.

Causes d’œdème autour des yeux

  • Allergie à un médicament ou à un aliment, avec gonflement rapide du visage et des paupières.
  • Trouble des glandes lacrymales, qui peut provoquer un gonflement même chez les plus jeunes.
  • Dermatite ou irritation cutanée liée aux savons, nettoyants ou cosmétiques.

Si tu rencontres ce problème, il faut être attentif à la rapidité d’apparition. Un gonflement des yeux associé à des démangeaisons, une gêne respiratoire ou une sensation de gorge serrée peut relever d’une réaction allergique importante et nécessite une prise en charge rapide.

Qu’est-ce qui provoque la rétention d’eau pendant la grossesse ?

La grossesse est une période où la rétention d’eau est fréquente, surtout au deuxième et au troisième trimestre. Cela ne veut pas dire que tout gonflement est normal : il faut distinguer ce qui est attendu de ce qui doit alerter.

Physiologiquement, plusieurs mécanismes se cumulent : augmentation du volume sanguin, rétention de sodium et d’eau, compression de la veine cave inférieure par l’utérus, vasodilatation liée à la progestérone et baisse d’activité physique. Concrètement, les jambes et les pieds gonflent plus facilement en fin de journée.

Quand faut-il s’inquiéter pendant la grossesse ?

Un gonflement soudain des mains, du visage ou du cou, surtout en fin de deuxième trimestre ou au troisième trimestre, doit faire penser à une pré-éclampsie. Cette situation peut s’accompagner d’hypertension, de protéines dans les urines, de maux de tête importants et de troubles visuels.

Dans ce cas, il ne faut pas attendre. Il est recommandé de consulter immédiatement, car les conséquences peuvent concerner la mère comme le bébé.

Et pendant l’allaitement ?

Pendant l’allaitement, la prolactine peut aussi influencer la rétention d’eau. Le phénomène est généralement transitoire, mais s’il est marqué ou persistant, il mérite un avis médical, surtout s’il existe d’autres symptômes associés.

Rétention d’eau pendant les règles

Beaucoup de femmes ressentent un gonflement avant leurs règles. C’est souvent lié aux variations hormonales, notamment à l’augmentation de la progestérone, qui favorise une accumulation de liquides dans les extrémités.

La déshydratation peut aussi aggraver la sensation de gonflement : paradoxalement, quand le corps manque d’eau, il a tendance à la conserver. Le sel joue également un rôle important, tout comme la ménopause, qui peut s’accompagner de déséquilibres hormonaux et d’une sensibilité accrue à la rétention d’eau.

Si tu constates que tes jambes ou tes pieds gonflent régulièrement à certaines périodes du cycle, le plus utile est de regarder l’ensemble du contexte : sel, hydratation, activité physique, sommeil et éventuels traitements hormonaux.

Rétention d’eau chez les hommes

Chez les hommes aussi, la rétention d’eau est fréquente, mais elle est parfois sous-estimée parce qu’elle est attribuée à tort à la fatigue, au sport ou au surpoids. En réalité, les causes peuvent être très variées.

  • Insuffisance rénale, avec gonflement des chevilles et des jambes.
  • Troubles de la thyroïde, qui perturbent le métabolisme et la répartition des fluides.
  • Surpoids, avec augmentation des œstrogènes issus du tissu adipeux.
  • Excès de sel, souvent aggravé par la malbouffe et les aliments ultra-transformés.
  • Excès de sucre, qui stimule l’insuline et peut favoriser la rétention hydrique.
  • Carence protéique, qui diminue la capacité du sang à retenir l’eau dans les vaisseaux.

En pratique, si tu es un homme et que tes jambes gonflent régulièrement, il faut éviter de conclure trop vite à une simple “mauvaise circulation”. Une cause générale doit être recherchée si le phénomène est nouveau, important ou associé à d’autres signes.

Que faire pour la rétention d’eau ? Le traitement

Le traitement dépend de la cause. C’est le point clé. Si la rétention d’eau vient d’un excès de sel, d’une station debout prolongée ou d’un manque d’activité, les mesures hygiéno-diététiques peuvent suffire. Si elle est liée à une maladie, il faut traiter cette maladie en priorité.

Les premiers gestes utiles

Dans la majorité des cas, réduire le sel est une bonne base. Cela ne veut pas dire “ne plus manger du tout”, mais limiter les aliments très salés et les produits industriels. Il faut aussi bouger régulièrement, car la contraction des muscles des jambes aide le retour veineux.

Éviter de rester assis ou debout trop longtemps, surélever les jambes en fin de journée et marcher quelques minutes toutes les heures changent souvent beaucoup de choses dans la pratique.

Faut-il boire moins d’eau ?

Non, pas automatiquement. C’est une idée reçue fréquente. Dans la plupart des cas, se déshydrater n’aide pas : le corps peut au contraire retenir davantage d’eau. Le bon réflexe est plutôt de boire régulièrement, avec une eau pauvre en sodium, sauf consigne médicale spécifique.

Si tu as une maladie cardiaque, rénale ou un traitement particulier, les recommandations peuvent être différentes. C’est pour cela qu’il vaut mieux éviter les conseils “généraux” trop simplistes.

Activité physique et retour veineux

Marcher, nager, faire du vélo ou des exercices doux aide à relancer la circulation. Le mouvement des mollets agit comme une pompe qui pousse le sang vers le cœur. C’est particulièrement utile si tu travailles assis ou si tu restes longtemps debout.

Le vélo stationnaire horizontal et certains exercices de jambes peuvent être intéressants, car ils mobilisent les membres inférieurs sans surcharge excessive. Si tu as une douleur articulaire, une grossesse ou une pathologie connue, il est préférable d’adapter le programme avec un professionnel de santé.

Remèdes naturels contre la rétention d’eau

Les remèdes naturels peuvent aider, mais ils ne remplacent pas un diagnostic quand le gonflement est important ou inhabituel. Leur intérêt est surtout d’agir sur le confort, la circulation et l’élimination de l’eau, à condition de les utiliser correctement.

  • Jambes surélevées : utile surtout en cas de grossesse ou de jambes lourdes en fin de journée.
  • Drainage lymphatique manuel : intéressant si l’œdème est lymphatique ou veino-lymphatique.
  • Pressothérapie : peut compléter le drainage dans certains cas, sur avis professionnel.
  • Phytothérapie locale : crèmes à base de centella asiatica ou de marronnier d’Inde.
  • Arrêt du tabac et de l’alcool : souvent utile pour améliorer la circulation et limiter l’inflammation.

Attention aux remèdes de grand-mère présentés comme universels. L’huile de moutarde, le vinaigre de cidre ou certaines solutions maison peuvent irriter la peau, surtout si elle est fragile. Si tu as une peau sensible, mieux vaut tester avec prudence, voire demander un avis médical ou pharmaceutique.

Les compléments alimentaires, comme la créatine, peuvent aussi modifier la rétention d’eau, surtout chez les sportifs. Là encore, il faut raisonner selon ton objectif, ton état de santé et tes traitements en cours.

[amazon bestseller= »compléments alimentaires contre la rétention d’eau » items= »3″ template= »table »]

Tisanes pour éliminer la rétention d’eau

Les tisanes diurétiques peuvent aider à augmenter la diurèse, donc la quantité d’urine produite. Elles ne corrigent pas une cause médicale, mais elles peuvent accompagner une stratégie globale si tu as une rétention d’eau légère et que tu n’as pas de contre-indication.

Pissenlit

Le pissenlit est l’une des plantes les plus connues dans ce contexte. Il est riche en potassium et peut aider à contrebalancer un excès de sodium. Dans certaines études, il a montré une augmentation de la production d’urine.

En pratique, on l’utilise en infusion, en extrait ou en teinture mère. Mais il faut rester prudent si tu prends déjà des diurétiques, si tu as un problème rénal ou si tu suis un traitement médical : les interactions sont possibles.

Persil

Le persil possède aussi des propriétés diurétiques intéressantes. Une tisane de persil peut être utilisée ponctuellement, notamment si tu as une sensation de gonflement légère liée à l’alimentation ou au cycle hormonal.

Là encore, ce n’est pas un traitement miracle. Le plus efficace reste de l’intégrer à une stratégie cohérente : moins de sel, plus de mouvement, meilleure hydratation et surveillance des symptômes.

[amazon bestseller= »Tisanes pour éliminer la rétention d’eau » items= »3″ template= »table »]

Les comprimés contre la rétention d’eau sont-ils efficaces ?

Oui, les diurétiques peuvent être efficaces pour évacuer l’eau en excès. Le furosémide, par exemple, est un médicament prescrit dans certaines situations médicales précises. Il augmente l’élimination urinaire et peut réduire rapidement un œdème important.

Mais il faut bien comprendre ce que cela change : un diurétique traite le symptôme, pas toujours la cause. S’il est utilisé sans surveillance, il peut entraîner une déshydratation, des troubles du potassium ou masquer un problème plus sérieux. Les comprimés “naturels” à base de pissenlit, eux, sont plus doux mais aussi moins puissants.

Aliments conseillés pour la rétention d’eau

L’alimentation joue un rôle majeur. Si tu veux agir concrètement, il faut penser en termes de réduction du sodium, d’apport suffisant en potassium, d’hydratation régulière et d’aliments peu transformés.

Ce qu’il faut limiter

Les aliments très riches en glucides raffinés et en sel favorisent souvent la sensation de gonflement, surtout s’ils sont consommés en grande quantité et de façon répétée. Cela concerne notamment les biscuits, pâtisseries, pain blanc, plats industriels, sauces, charcuteries et snacks salés.

Si tu remarques des marques de chaussettes en fin de journée, un ventre plus gonflé après les repas ou une prise de poids rapide après un week-end très salé, c’est souvent un bon indicateur que l’alimentation joue un rôle.

Les aliments à privilégier

  • Fruits riches en eau : pastèque, orange, fraise, papaye, ananas.
  • Légumes riches en potassium : brocoli, navet, laitue, asperges, céleri.
  • Sources de potassium : avocat, banane, kiwi, abricot, nectarine.
  • Plantes utiles : persil, pissenlit, fenouil.
  • Hydratation régulière : eau pauvre en sodium, répartie sur la journée.

Dans la pratique, l’objectif n’est pas de “manger diurétique” à tout prix, mais de réduire ce qui entretient le gonflement. Un repas simple, peu salé, riche en légumes et avec une bonne part de protéines de qualité est souvent plus utile qu’une succession de solutions ponctuelles.

Aliments déconseillés

Les produits laitiers, les sucreries et les gâteaux sont souvent cités comme aggravants chez certaines personnes. Cela ne veut pas dire qu’ils sont interdits pour tout le monde, mais si tu constates un gonflement répété après leur consommation, il est logique de les tester à la baisse pendant quelques jours.

Le plus important est d’observer ton propre terrain. Deux personnes ne réagissent pas toujours de la même façon, et l’expérience montre que le meilleur résultat vient souvent d’un ajustement personnalisé plutôt que d’une liste rigide.

Erreurs fréquentes à éviter

Quand on cherche à faire baisser un gonflement, certaines erreurs reviennent souvent. Elles peuvent ralentir l’amélioration ou masquer une cause plus sérieuse.

  • Boire trop peu en pensant “sécher” le corps : cela peut aggraver la rétention.
  • Couper le sel brutalement sans revoir l’alimentation globale : l’effet est souvent décevant.
  • Rester immobile trop longtemps : c’est l’un des pires facteurs pour les jambes.
  • Prendre des diurétiques sans avis médical : le risque de déséquilibre est réel.
  • Ignorer un gonflement asymétrique : une jambe plus gonflée que l’autre doit faire vérifier la circulation.

Si tu hésites encore, retiens ceci : une rétention d’eau qui apparaît brutalement, qui s’accompagne de douleur, d’essoufflement, de fièvre, de rougeur ou d’une prise de poids rapide mérite toujours une évaluation médicale.

FAQ

Qu’est-ce que la rétention d’eau ?

La rétention d’eau est une accumulation excessive de liquide dans les tissus. Elle provoque un gonflement visible, le plus souvent au niveau des jambes, des chevilles, des mains, du visage ou du ventre.

Comment se produit la rétention d’eau ? Physiopathologie

La rétention d’eau se produit quand le corps élimine moins bien l’eau et le sodium ou quand les liquides sortent trop facilement des vaisseaux vers les tissus. Cela peut être lié aux reins, au cœur, au système veineux, au foie ou à des mécanismes hormonaux.

Causes de la rétention d’eau

Les causes de la rétention d’eau sont multiples : excès de sel, station assise ou debout prolongée, manque d’activité, grossesse, règles, médicaments ou maladies rénales, cardiaques, hépatiques et thyroïdiennes. Le contexte permet souvent d’orienter la cause la plus probable.

Symptômes de la rétention d’eau dans le corps

Les symptômes de la rétention d’eau dans le corps sont surtout le gonflement, la peau tendue, la prise de poids rapide et la fossette qui persiste quand on appuie sur la zone. On peut aussi voir des poches sous les yeux, des doigts gonflés ou un ventre plus tendu.

Qu’est-ce qui provoque la rétention d’eau pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, la rétention d’eau est favorisée par l’augmentation du volume sanguin, la compression veineuse par l’utérus et les changements hormonaux. Un gonflement soudain des mains, du visage ou du cou doit faire rechercher une pré-éclampsie.

Rétention d’eau pendant les règles

La rétention d’eau pendant les règles est surtout liée aux fluctuations hormonales, notamment à la progestérone. Elle peut aussi être aggravée par le sel, la déshydratation et, chez certaines femmes, par la ménopause.

Rétention d’eau chez les hommes

Chez les hommes, la rétention d’eau peut être liée à l’insuffisance rénale, aux troubles thyroïdiens, au surpoids, à un excès de sel ou à une carence protéique. Un gonflement persistant doit être évalué si la cause n’est pas évidente.

Que faire pour la rétention d’eau ? Le traitement

Le traitement de la rétention d’eau dépend de la cause et repose souvent sur la réduction du sel, l’activité physique et la prise en charge de la maladie sous-jacente. Les diurétiques peuvent aider, mais ils doivent être utilisés avec avis médical.

Les comprimés contre la rétention d’eau sont-ils efficaces ?

Les comprimés diurétiques sont efficaces pour éliminer l’eau en excès et réduire le gonflement. Ils ne traitent pas toujours la cause, donc ils doivent être prescrits et surveillés par un professionnel de santé.


Sophie DurandSophie Durand est une rédactrice passionnée par les thématiques de la santé, de la grossesse, des bébés et de la famille. Avec plusieurs années d’expérience dans la rédaction, elle propose des contenus fiables et accessibles pour accompagner les futurs et jeunes parents dans leur quotidien. Sophie explore une grande variété de sujets : conseils pour une grossesse épanouie, astuces pour prendre soin des bébés, équilibre familial et bien-être des parents. Ses articles sont basés sur des recherches scientifiques et enrichis par son approche humaine et bienveillante.



Autres articles

Ail pour la verrue, mycose et hypertension, vermifuge

Irene

10 aliments sains et efficaces pour vous aider à contrôler votre appétit

Irene

Le sauna infrarouge apporte de nombreux bienfaits sur la santé

Journal

La cryothérapie dans la prise en charge de la maladie de morton

administrateur

Découvrez les bienfaits insoupçonnés de la figue pour votre santé

Irene

Ces huiles essentielles qui stoppent les migraines

Irene