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Nutrition

Vive Les Rondes

Si vous êtes rond ou ronde, certains vêtements vous vont et d’autres pas du tout! Choisissez ceux dans lesquels vous vous sentez bien et sûr de vous, plutôt que de craquer pour la dernière fringue en vogue qui vous boudine. Élégant, sophistiqué ou décontracté… trouvez votre propre style et les couleurs, les coupes et les matières qui vous flattent!

Évitez le dénudement trop audacieux, mesdames ! Si vous avez les hanches trop fortes, fuyez les pantalons à taille basse ! Habillez les épaules trop rondes : les bretelles fines ne vont qu’à celles qui ont des épaules fines et une petite poitrine. Si vous avez les bras potelés, optez pour les manches trois-quarts ou longues. Encore mieux : les manches en voile transparent, qui camouflent juste ce qu’il faut… Si vous avez les mollets dodus ou trop musclés, évitez les shorts et les minijupes, portez des collants opaques et des chaussures à talon. Choisissez attentivement vos sous-vêtements car certains laissent apparaître à travers les vêtements près du corps des marques peu esthétiques : les strings et autres sous-vêtements légers, sans coutures ni élastiques, permettent de lisser la silhouette.

Le choix judicieux des couleurs peut vous aider à affiner votre silhouette. Portez plutôt des couleurs sombres ou du noir. Méfiez-vous des tissus bigarrés et autres chemises hawaïennes ! Une sélection judicieuse de bijoux, de cravates, de foulards et d’autres accessoires peut valoriser votre silhouette mais évitez les grosses ceintures bien serrées!

Vos rondeurs mêmes généreuses ne doivent nullement vous empêcher de vous sentir à l’aise et confortable. Mais les vêtements trop larges ne vous iront certainement pas ! Évitez les vestes, pulls et autres chemises amples et longues, qui pourraient vous faire paraître plus rond que vous ne l’êtes en réalité ! De même, évitez les pantalons, pulls et jupes ultra-moulants. Choisissez plutôt des coupes droites et bien ajustées sans être trop près du corps. Achetez des sous-vêtements à votre taille, quelle qu’elle soit : mesdames, attention, un soutien-gorge trop petit remonte dans le dos et forme de vilaines marques !

Last but not least, ronds ou rondes, veillez à votre maintien et à votre posture ! Tenez-vous droit, serrez les fesses, rentrez le ventre, gardez la tête haute… tout cela allonge et affine la silhouette également !

Quand l’obsession de la minceur tourne au cauchemar…

Comme pour beaucoup de femmes et d’hommes, il me semblait absolument impossible de perdre du poids sans m’épuiser dans d’interminables séances d’exercice physique, sans être torturée par la faim, sans avoir les nerfs à vif et l’humeur noire… Chaque tentative était un véritable cauchemar. Quelle souffrance pour si peu de résultats ! Combien de privations ! Combien de sacrifices ! Combien de sueur ! Et pourquoi ? Un petit relâchement, quelques jours de répit dans la routine spartiate, un peu de joie et de bonne humeur et voilà que ces quelques kilos dont je m’étais débarrassée avec tant de peine revenaient au grand galop. C’était le yo-yo permanent. Tous mes efforts semblaient vains. L’image qui me venait régulièrement à l’esprit était celle de Sisyphe – vous savez, celui qui dans la mythologie grecque est condamné pour l’éternité à remonter une pente escarpée avec un énorme rocher ; mais dès qu’il arrive péniblement au sommet de la colline en poussant le rocher, celui-ci roule à nouveau jusqu’en bas, et il doit recommencer cette même tâche ardue encore et encore, pour toujours…

Régimes draconiens, privations tous azimuts, le forcing sportif à toute heure, quelle torture, quelle frustration ! Pendant ce temps, je laissais filer des occasions de me détendre, je déclinais à contrecœur les invitations à dîner au restaurant ou chez des amis, je négligeais ma famille et mes amis. Si au moins cela servait à quelque chose ! Mais non, ces kilos en trop me semblaient si bien incrustés que rien ne pouvait m’aider à les faire disparaître. J’étais complètement démoralisée et démotivée. Chaque coup d’œil dans le miroir me déprimait davantage. Je ne pouvais pas me résoudre à accepter cette silhouette rondouillette. Mon surpoids me mettait mal dans ma peau et me donnait juste envie de me cacher sous d’amples couches de vêtements… De temps en temps, dans un moment d’extrême ras-le-bol, je me laissais aller à faire une razzia sur tout ce qu’il y a de plus riche et de plus gras, juste pour me « venger ». Mais cela n’arrangeait rien du tout, bien sûr…

Comme vous peut-être, j’ai dépensé non seulement beaucoup d’énergie et de temps mais aussi beaucoup d’argent pour perdre du poids. J’ai acheté toutes sortes de cures d’amaigrissement et de pilules « miracle » plus coûteuses les unes que les autres, dans l’espoir que celles-ci produisent les effets spectaculaires promis. J’ai avalé toutes sortes de produits censés m’aider à perdre du poids rapidement et durablement, au risque de me faire du mal et de mettre en péril ma santé.

Comme vous peut-être, j’ai souvent mis ma vie de famille, mes amis, mes proches, mes collègues au second plan car chaque moment de disponibilité était consacré à cette recherche aussi vaine qu’obsessionnelle de la perte de poids. Au lieu de passer un moment agréable avec les personnes que j’aimais, je me retrouvais à neuf heures du soir à suer sur les engins de la salle de fitness ou dans le sauna. Pas question de faire la fête, de prendre un verre ou d’assister à une quelconque virée gastronomique.

Vous avez peut-être aussi, comme moi, cherché la solution miracle sur le site ou dans les livres du docteur Machin, grand gourou auto-proclamé de la minceur. Il y existe une abondance surprenante d’information disponible à portée de click, à la télévision et dans la presse féminine sur cette question. C’est un thème de prédilection, surtout après les périodes de fêtes et avant la période des vacances d’été, où il faut être « présentable » en maillot de bain. Mais ces diverses sources d’information et d’expertise sont souvent trop simplistes. Ce que nous apprenons un jour contredit ce que nous avons appris la veille. Finalement le brouillard ne fait que s’épaissir à mesure que nous accumulons les informations en tous genres. Que faire ? Quels conseils suivre ? Qui croire ? En qui avoir confiance ? Nous essayons d’abord ceci, puis cela. Le temps passe. Nous y mettons plein de bonne volonté (et souvent pas mal de sous aussi), mais les résultats sont décevants, nuls ou même l’inverse de ce que nous voulions.

Rétrospectivement, je me dis : quelle folie !

Aujourd’hui tout a changé. J’ai eu le déclic. Finie l’obsession des kilos en trop. J’ai perdu un peu de poids naturellement en vivant plus zen et plus sainement, sans grands sacrifices. Je n’aurai jamais la silhouette de mannequin. Je resterai toujours un peu ronde et je l’accepte. Aujourd’hui, je m’aime telle que je suis.

En parcourant les publicités, les films, les magazines de modes et autres revues, les historiens du futur pourraient conclure que toutes les femmes du vingt-et-unième siècle sont minces, voire maigres.

Nous avons la même interprétation erronée des tableaux de grands peintres de la Renaissance tels Rubens, Raphaël, Botticelli ou Titien c’est-à-dire qu’à leur époque, toutes les femmes étaient pulpeuses, potelées, voire franchement grasses. En réalité, la rondeur et la générosité des formes correspondaient à un certain idéal féminin, sans doute inatteignable pour la majorité des femmes. Ces qualités reflétaient aussi une bonne santé et évoquaient fécondité et maternité (c’est encore le cas aujourd’hui dans certains pays du sud). L’embonpoint était signe de réussite sociale et d’opulence, alors que la maigreur était banale et ordinaire. Guerres, épidémies, famines et autres catastrophes rendaient les circonstances de la vie nettement plus instables qu’elles ne le sont aujourd’hui : les gens du peuple mangeaient autant que possible, aussi « gras » que possible quand ils le pouvaient…

Aujourd’hui, nous avons toujours le culte de ce qui est exceptionnel ou rare mais ce qui est exceptionnel ou rare a bien changé. Les femmes aspirent à ressembler autant que possible aux images (retouchées) des mannequins qui font la « une » des magazines de mode : taille de guêpe (sans corset), hanches fines, jambes interminables, ventre parfaitement plat… Quant aux hommes, ils n’échappent plus totalement aux diktats de la mode, une bonne situation professionnelle ou financière ne leur garantissant plus comme auparavant conquêtes amoureuses et professionnelles. Correspondre aux canons de la beauté est d’ailleurs plus que jamais un outil d’acceptation et de promotion sociales. C’est la tyrannie de la minceur, des régimes et du « modèle Barbie ». Les mensurations de la célèbre poupée à sa création en 1959 transposées à notre échelle correspondaient à 95-56-82. Le tour de hanches d’une « vraie » femme est au minimum de 88 centimètres (et non de 82). Le tour de taille de la poupée Barbie est de 39% plus réduit que celui d’une anorexique…. Le fabricant a d’ailleurs adapté ses proportions en 1996 après près de quatre décennies de critiques et d’accusations dont celle de favoriser l’anorexie des jeunes filles…

L’évolution de la mode vestimentaire est sans doute le moteur du changement dans l’esthétique féminine : au fil des siècles, l’évolution de l’habillement a voulu que le corps soit de plus en plus dénudé, de moins en moins caché : les corsages et jupes longues et amples ont laissé la place aux jupes toujours plus courtes et aux coupes toujours plus moulantes. Le vingtième siècle fut d’ailleurs un tournant décisif. Dans les années soixante, avec le mouvement de libération des femmes, des modèles extrêmes quasi androgynes sont apparus comme par exemple l’actrice, chanteuse et mannequin britannique Twiggy. En dévoilant certains aspects de la sexualité féminine ressentis comme inquiétants par les hommes, la psychanalyse freudienne a peut-être aussi favorisé une certaine tendance à la négation de ce qui fait la féminité. Certains artistes n’hésiteront pas à défigurer ou déformer le corps féminin : Pablo Picasso le représentait sous forme de traits anguleux, géométriques ou linéaires. L’angularité des formes correspondait aussi à l’idéal esthétique du chorégraphe belge Maurice Béjart, qui imposait à ses danseuses une maigreur extrême. La généralisation de l’embonpoint aux États-Unis surtout mais progressivement en Europe et ailleurs aussi a sans doute également contribué à renforcer l’aspiration à la minceur à tout prix : être mince devient de plus en plus rare et donc, de plus en plus désirable.

Stop à la tyrannie de la minceur à tout prix, des régimes draconiens et du «modèle Barbie»

Les considérations esthétiques ne doivent cependant pas occulter une autre facette, nettement plus importante et moins futile celle-là : la santé. De nombreuses études scientifiques ont mis en lumière le lien entre le surpoids à l’apparition ou à l’aggravation de certaines maladies (cardio-vasculaires, diabète, maladies des articulations…). Elles ont sans doute aidé à booster le marché de la minceur avec tout ce que cela implique d’arnaques et d’abus mais la conscientisation qui en résulte est essentielle. Car aujourd’hui il faut bien constater la réalité de l’épidémie d’obésité qui se répand comme une trainée de poudre dans les pays dits « industrialisés », contaminant même les pays en voie de développement. La lutte contre le surpoids est devenue un sujet de préoccupation de nombreux gouvernements… A tel point que la sensibilisation des populations aux dangers de la malbouffe et de l’inactivité physique qui en sont indéniablement les principaux responsables, est devenu un objectif prioritaire de santé publique pour bon nombre d’entre eux. Par ailleurs, cet objectif s’inscrit bien dans le cadre plus large du développement durable et de la révolution écologique. Nous y reviendrons…

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