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Nutrition

Psychothérapie pour maigrir : qu’est ce que c’est ?

L’hypnose est une technique de mise dans un état modifié de conscience différent de celui produit par la relaxation ou la méditation. Cet état peut être léger et spontané (semblable à un état de rêverie, par exemple) ou plus profond et induit.

Concrètement, si tu t’intéresses à l’hypnose, tu te demandes sûrement à quoi elle sert vraiment, dans quels cas elle peut aider, et surtout ce qu’elle change dans la pratique. L’idée n’est pas de “perdre le contrôle”, mais d’accéder à un mode de fonctionnement différent, souvent plus réceptif aux suggestions utiles et plus propice au travail thérapeutique. C’est ce qui explique son intérêt dans la gestion de la douleur, l’accompagnement des dépendances ou encore certains troubles alimentaires.

L’auto-hypnose permet entre autres de mieux supporter les douleurs chroniques ou ponctuelles (comme celles d’un accouchement, par exemple). L’apprentissage de cette technique est aussi indiquée pour combattre certaines dépendances (tabagisme, alcoolisme, boulimie) et peut aider à perdre du poids.

Le champ des applications de l’hypnose couvre aujourd’hui des psychothérapies et des traitements de désintoxication. Certains praticiens, dentistes ou chirurgiens, l’utilisent comme moyen d’anesthésie, par exemple.

L’hypnose se différencie des autres états modifiés de conscience par la dissociation entre le conscient et l’inconscient. Cette dissociation permet à l’inconscient de se libérer des entraves et blocages du conscient et de se manifester de façon autonome par des phénomènes hypnotiques tels que la l’amnésie ou l’anesthésie, par exemple. Ainsi, par l’hypnose, le thérapeute aide la victime à séparer le « supportable » de l’ « insupportable », qui est voué à l’amnésie. C’est une technique qui peut permettre au patient ayant subi un traumatisme de mobiliser ses propres ressources et de « réinventer son monde ».

L’essentiel a retenir : l’hypnose est un état modifié de conscience qui peut aider à soulager la douleur, accompagner un sevrage ou travailler un traumatisme.

  • Elle ne se confond pas avec la relaxation ou la méditation.
  • L’auto-hypnose peut aider face à la douleur et au stress.
  • Elle est utilisée en accompagnement des addictions et des troubles alimentaires.
  • En contexte médical, elle peut parfois compléter l’anesthésie.
  • Son intérêt principal est de mobiliser les ressources internes du patient.

Hypnose, dépendances et sevrage : ce qu’il faut comprendre

L’incapacité à prendre soi-même des décisions fermes pour sa propre santé se retrouve dans l’alcoolisme, l’addiction au jeu, la toxicomanie, mais aussi dans les troubles du comportement alimentaire comme la boulimie et l’anorexie.

Dans la pratique, la dépendance n’est presque jamais seulement une question de volonté. Si tu es dans cette situation, tu sais probablement déjà qu’il ne suffit pas de “décider d’arrêter” pour que tout change. Le problème, c’est que le comportement addictif sert souvent à calmer une tension interne, une angoisse, un vide ou une souffrance difficile à supporter autrement.

Pourquoi le déni bloque souvent la demande d’aide

Le manque de confiance en soi de la personne dépendante, souvent maquillé ou refoulé, constitue le premier frein à toute demande d’aide. Les fausses demandes d’aide à l’entourage familial, à un ami ou à un thérapeute sont monnaie courante. Difficile aussi de franchir le mur du déni : la personne dépendante s’est habituée à vivre dans une totale illusion.

En général, on constate que la prise de conscience ne vient pas d’un raisonnement parfait, mais d’un déclic. Ce déclic peut être douloureux, mais il ouvre enfin la possibilité d’agir. C’est souvent à ce moment-là que la personne commence à voir le coût réel de son comportement sur sa santé, ses relations et son quotidien.

Le moment du déclic et ce qu’il change

Dans beaucoup de cas il semble bien qu’il lui faille attendre de « toucher le fond », d’en avoir assez de la souffrance et de la douleur, d’atteindre une sorte de « maturité spontanée » pour guérir du mal qui la ronge. À ce moment, la personne dépendante ressent du dégoût, une lassitude totale : elle contemple l’échec de sa vie, son incapacité à agir, son état de santé, l’isolement dans lequel elle vit…

Concrètement, ce passage est souvent le point de bascule entre la répétition et la reprise en main. Cela ne veut pas dire qu’il faut attendre d’aller très mal pour consulter, mais que la motivation profonde devient souvent plus solide quand la personne ne peut plus minimiser les conséquences.

D’après les psychologues, ce moment rapproche autant de la vie que de la mort : en finir semble parfois la solution la plus simple.

Le déclic salutaire qui amorce la guérison est souvent provoqué par un événement inattendu, une séparation, une rencontre, un deuil, un déménagement, une naissance… L’étape suivante sera de consulter un psychothérapeute ou un psychanalyste, et/ou de rejoindre une communauté thérapeutique ou un groupe de parole.

Dans les faits, l’accompagnement fonctionne mieux quand il est combiné à plusieurs leviers : soutien psychologique, cadre collectif, suivi médical si nécessaire, et travail sur les déclencheurs. Si tu rencontres ce problème, l’important n’est pas de tout résoudre seul, mais de t’entourer du bon niveau d’aide.

Le rôle des groupes de parole et des communautés thérapeutiques

Un programme de rencontre avec d’autres personnes ayant traversé une épreuve similaire est souvent très bénéfique. C’est le principe des Alcooliques Anonymes, des Weight Watchers ou des Outremangeurs Anonymes, par exemple. Regarder vivre « normalement » d’anciens alcooliques, côtoyer des boulimiques qui n’ont pas connu de crise depuis des années, cela encourage et ouvre la perspective d’un avenir sans drogue.

Ce que cela change pour toi, c’est simple : tu ne te sens plus seul face à un problème qui te paraît parfois honteux ou incompréhensible. Le groupe apporte de la normalisation, de l’espoir et des repères concrets. C’est souvent un facteur de maintien dans l’effort.

Sevrage, rechutes et vigilance durable

Le sevrage constitue l’étape-charnière la plus douloureuse : la personne dépendante veut arrêter de boire, de fumer, de manger trop de sucre, de jouer, mais le manque physique et psychologique qui accompagnent la suppression de la « drogue » produisent parfois une souffrance insoutenable.

Les rechutes sont inévitables mais porteuses d’enseignements. C’est une erreur fréquente de les interpréter comme un échec total. En réalité, elles servent souvent à identifier les situations à risque, les émotions déclenchantes et les automatismes encore trop forts.

Malgré que son importance soit contestée par certains thérapeutes, l’abstinence est généralement indissociable d’une transition vers une vie nouvelle. Mais ce concept a de sérieuses limites. En effet, l’abstinence est facile à mettre en œuvre lorsque la drogue est l’alcool, le tabac, les médicaments ou d’autres produits modifiant le comportement. Mais que doit faire le boulimique ou l’anorexique ? Dans ces cas, il s’agit de s’abstenir de compulsions, donc de (re)trouver un équilibre, une modération dans le rapport à la nourriture.

Dans la majorité des cas, ce qu’il faut viser n’est pas seulement l’arrêt, mais la reconstruction d’un rapport plus stable à soi-même. C’est là que l’accompagnement thérapeutique prend tout son sens, surtout quand la compulsion sert à masquer une émotion difficile.

Même guéri, un ancien dépendant doit rester vigilant car un train peut en cacher un autre… En effet, il n’y a pas seulement le danger de rechutes. L’ancien dépendant est aussi et surtout susceptible de s’accrocher à n’importe quel (autre) produit qui modifie l’humeur.

Ne l’oublions jamais : ce n’est pas tant la drogue qui crée l’addiction que l’expérience de son effet. C’est pourquoi la seule voie sûre vers la délivrance est d’oser faire face à ses émotions et ses angoisses, d’oser arrêter de chercher la solution à ses troubles intérieurs à l’extérieur de soi. Pour cela, une psychothérapie ou une psychanalyse semblent des solutions adaptées.

Pourquoi certains kilos persistent malgré les régimes

Les kilos superflus sont essentiellement d’origine psychologique, d’après le nutritionniste français Jean-Michel Cohen. Histoires familiales, frustrations, conditionnements et autres phénomènes de compensation sont également responsables de la difficulté qu’éprouvent certaines personnes à perdre du poids.

Si tu as déjà enchaîné les régimes sans résultat durable, tu te reconnaîtras peut-être dans cette logique : le problème n’est pas seulement l’alimentation, mais aussi ce que la nourriture représente pour toi. Dans la pratique, manger peut servir à se récompenser, se calmer, se protéger, combler un manque ou s’offrir un moment de réconfort rapide.

« Dis-moi comment tu manges et je te dirai qui tu es ! » : cette petite phrase tirée du livre « Au bonheur de maigrir » résume bien la méthode Cohen : identifier le processus psychologique déclencheur de la prise de poids ou empêchant la perte de poids et prescrire un régime sur mesure jouant sur plusieurs tableaux – personnel, culturel et familial notamment.

Cohen se veut « psychonutritionniste ». D’après lui, beaucoup de personnes ayant entrepris un régime amaigrissant ne parviennent pas à maigrir parce qu’elles souhaitent inconsciemment conserver leurs kilos superflus. Elles veulent à la fois maigrir et rester enrobées. Quelque chose fait obstacle à la réalisation d’un changement d’apparence physique.

Le rôle du nutritionniste serait tout d’abord d’écouter ses patients et de les aider à mettre le doigt sur les raisons de ces blocages psychologiques. C’est une approche particulièrement utile si tu as l’impression de “savoir quoi faire” sans réussir à passer à l’action.

Les déclencheurs psychologiques les plus fréquents

L’arrêt du tabac, la ménopause, la puberté ou la pilule contraceptive causeraient une prise de poids en raison de facteurs psychologiques qui leur sont associés : l’absence de cigarette nous prive d’une gestuelle camouflant le manque d’assurance ; la ménopause confronte la femme à la peur de vieillir et de ne plus plaire ; l’adolescent se rassure par la nourriture devant un avenir sexuel inconnu ; la pilule symbolise le renoncement à une maternité souhaitée inconsciemment…

Dans les faits, il faut surtout retenir qu’un changement de vie peut bouleverser l’équilibre alimentaire. Ce n’est pas seulement une question d’hormones ou de calories : c’est aussi une question d’identité, de repères et de sécurité intérieure.

La boulimie et les excès d’aliments gras ou sucrés résultent parfois d’un traumatisme ancien dont on a oublié l’origine. Habitudes, pulsions, préférences, traditions et autres conditionnements géographiques, familiaux ou culturels définissent le comportement alimentaire de chacun d’entre nous.

Inutile de prescrire un régime sans fromage à quelqu’un qui en raffole : c’est l’échec garanti, selon Cohen. Certains aliments ont force de symbole. D’autres peuvent rappeler des événements heureux ou malheureux. Beaucoup ont une identité multiple : géographique, familiale, culturelle, personnelle…

A tout cela s’ajoutent les clichés et idées reçues : les gros sont sympas, les maigres sont tristes ; faire la fête, c’est manger et boire ; une bonne affaire se conclut autour d’un bon repas ; les enfants sages méritent des friandises… Manger est lié au « bonheur ».

Concrètement, cela implique qu’un bon accompagnement minceur ne doit pas se limiter à une liste d’interdits. Il doit tenir compte de tes habitudes réelles, de ton environnement et de ce qui déclenche les excès. C’est souvent ce qui fait la différence entre une perte de poids temporaire et un changement durable.

Ce qu’il faut faire si tu veux perdre du poids durablement

Difficile de balayer tout cela d’un coup de « je veux maigrir ! ». Pour Cohen, un régime doit cajoler le patient, comme peut le faire une psychothérapie ou une cure thermale, en tenant compte de son histoire, de ses goûts et de ses préférences.

En pratique, cela veut dire qu’il faut commencer par observer tes automatismes : quand manges-tu sans faim ? Dans quelles émotions ? Avec quels aliments ? Avec quelles personnes ? Une fois ces déclencheurs identifiés, le plan d’action devient beaucoup plus réaliste et beaucoup moins culpabilisant.

Si tu hésites encore, retiens ceci : un bon programme alimentaire n’est pas celui qui te punit, mais celui qui t’aide à comprendre pourquoi tu manges comme tu manges. C’est ce travail de fond qui rend les résultats plus stables.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Croire que l’hypnose remplace à elle seule un suivi médical ou psychologique quand la situation est complexe.
  • Attendre d’être au plus mal avant de demander de l’aide, alors qu’un accompagnement précoce est souvent plus efficace.
  • Confondre rechute et échec définitif, alors qu’une rechute peut servir à mieux comprendre les déclencheurs.
  • Vouloir perdre du poids sans tenir compte des émotions, des habitudes et du contexte familial.
  • Imposer des règles alimentaires trop strictes, ce qui augmente souvent la frustration et le risque de craquage.
  • Penser qu’un changement durable repose uniquement sur la volonté.

FAQ

Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose est un état modifié de conscience différent de la relaxation ou de la méditation. Elle peut être légère, comme une rêverie, ou plus profonde et induite. Dans la pratique, elle sert surtout à faciliter un travail thérapeutique ou à mieux gérer certains symptômes.

L’auto-hypnose peut-elle aider à supporter la douleur ?

Oui, l’auto-hypnose peut aider à mieux supporter des douleurs chroniques ou ponctuelles. Elle est notamment utilisée dans certains contextes comme l’accouchement. Son intérêt est de modifier la perception de la douleur et de redonner une marge d’action à la personne.

L’hypnose peut-elle aider à arrêter de fumer ou à lutter contre une addiction ?

Oui, elle peut accompagner un travail de sevrage, mais elle ne fait pas tout seule. Elle s’inscrit souvent dans une démarche plus large avec psychothérapie, groupe de parole ou suivi médical. Plus la dépendance est installée, plus l’accompagnement global est important.

Pourquoi certaines personnes ne parviennent-elles pas à maigrir malgré un régime ?

Parce que la prise de poids n’est pas toujours seulement alimentaire. Des facteurs psychologiques, familiaux, culturels ou émotionnels peuvent bloquer la perte de poids. Dans ce cas, travailler uniquement sur les calories ne suffit pas toujours.

Faut-il attendre de “toucher le fond” pour demander de l’aide ?

Non, il vaut mieux consulter avant d’aller trop mal. Le texte explique que le déclic peut venir d’un événement de vie, mais il n’est pas nécessaire d’attendre une situation extrême. Plus tôt tu es accompagné, plus il est facile de sortir du déni et d’agir.

Les rechutes sont-elles normales ?

Oui, les rechutes font souvent partie du processus de changement. Elles ne veulent pas dire que tout est perdu. Elles permettent surtout d’identifier les déclencheurs et d’ajuster la stratégie pour la suite.

Pourquoi l’abstinence ne suffit-elle pas toujours ?

Parce que l’abstinence ne traite pas toujours la cause profonde du comportement. C’est particulièrement vrai quand le problème concerne des compulsions alimentaires ou des mécanismes émotionnels. Il faut alors travailler aussi sur l’équilibre, les émotions et les habitudes.

Un régime doit-il tenir compte des goûts et de l’histoire de la personne ?

Oui, absolument. Un régime trop rigide échoue souvent parce qu’il ignore les préférences, les symboles alimentaires et le contexte personnel. Un accompagnement efficace s’adapte à la réalité de la personne, pas l’inverse.


Sophie DurandSophie Durand est une rédactrice passionnée par les thématiques de la santé, de la grossesse, des bébés et de la famille. Avec plusieurs années d’expérience dans la rédaction, elle propose des contenus fiables et accessibles pour accompagner les futurs et jeunes parents dans leur quotidien. Sophie explore une grande variété de sujets : conseils pour une grossesse épanouie, astuces pour prendre soin des bébés, équilibre familial et bien-être des parents. Ses articles sont basés sur des recherches scientifiques et enrichis par son approche humaine et bienveillante.



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