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Nutrition

Psychothérapie pour maigrir : qu’est ce que c’est ?

 

L’hypnose est une technique de mise dans un état modifié de conscience différent de celui produit par la relaxation ou la méditation. Cet état peut être léger et spontané (semblable à un état de rêverie, par exemple) ou plus profond et induit.

L’auto-hypnose permet entre autres de mieux supporter les douleurs chroniques ou ponctuelles (comme celles d’un accouchement, par exemple). L’apprentissage de cette technique est aussi indiquée pour combattre certaines dépendances (tabagisme, alcoolisme, boulimie) et peut aider à perdre du poids.

Le champ des applications de l’hypnose couvre aujourd’hui des psychothérapies et des traitements de désintoxication. Certains praticiens, dentistes ou chirurgiens, l’utilisent comme moyen d’anesthésie, par exemple.

L’hypnose se différencie des autres états modifiés de conscience par la dissociation entre le conscient et l’inconscient. Cette dissociation permet à l’inconscient de se libérer des entraves et blocages du conscient et de se manifester de façon autonome par des phénomènes hypnotiques tels que la l’amnésie ou l’anesthésie, par exemple. Ainsi, par l’hypnose, le thérapeute aide la victime à séparer le « supportable » de l’ « insupportable », qui est voué à l’amnésie. C’est une technique qui peut permettre au patient ayant subi un traumatisme de mobiliser ses propres ressources et de « réinventer son monde ».

L’incapacité à prendre soi-même des décisions fermes pour sa propre santé se retrouve dans l’alcoolisme, l’addiction au jeu, la toxicomanie, mais aussi dans les troubles du comportement alimentaire comme la boulimie et l’anorexie.

Le manque de confiance en soi de la personne dépendante, souvent maquillé ou refoulé, constitue le premier frein à toute demande d’aide. Les fausses demandes d’aide à l’entourage familial, à un ami ou à un thérapeute sont monnaie courante. Difficile aussi de franchir le mur du déni : la personne dépendante s’est habituée à vivre dans une totale illusion. Dans beaucoup de cas il semble bien qu’il lui faille attendre de « toucher le fond », d’en avoir assez de la souffrance et de la douleur, d’atteindre une sorte de « maturité spontanée » pour guérir du mal qui la ronge (beaucoup de toxicomanes « guérissent » après l’âge de 35 ans). A ce moment, la personne dépendante ressent du dégoût, une lassitude totale : elle contemple l’échec de sa vie, son incapacité à agir, son état de santé, l’isolement dans lequel elle vit… D’après les psychologues, ce moment rapproche autant de la vie que de la mort : en finir semble parfois la solution la plus simple.

Le déclic salutaire qui amorce la guérison est souvent provoqué par un événement inattendu, une séparation, une rencontre, un deuil, un déménagement, une naissance… L’étape suivante sera de consulter un psychothérapeute ou un psychanalyste, et/ou de rejoindre une communauté thérapeutique ou un groupe de parole. Un programme de rencontre avec d’autres personnes ayant traversé une épreuve similaire est souvent très bénéfique. C’est le principe des Alcooliques Anonymes, des Weight Watchers ou des Outremangeurs Anonymes, par exemple. Regarder vivre « normalement » d’anciens alcooliques, côtoyer des boulimiques qui n’ont pas connu de crise depuis des années, cela encourage et ouvre la perspective d’un avenir sans drogue.

Le sevrage constitue l’étape-charnière la plus douloureuse : la personne dépendante veut arrêter de boire, de fumer, de manger trop de sucre, de jouer, mais le manque physique et psychologique qui accompagnent la suppression de la « drogue » produisent parfois une souffrance insoutenable. Les rechutes sont inévitables mais porteuses d’enseignements.

Malgré que son importance soit contestée par certains thérapeutes, l’abstinence est généralement indissociable d’une transition vers une vie nouvelle. Mais ce concept a de sérieuses limites. En effet, l’abstinence est facile à mettre en œuvre lorsque la drogue est l’alcool, le tabac, les médicaments ou d’autres produits modifiant le comportement. Mais que doit faire le boulimique ou l’anorexique ? Dans ces cas, il s’agit de s’abstenir de compulsions, donc de (re)trouver un équilibre, une modération dans le rapport à la nourriture.

Même guéri, un ancien dépendant doit rester vigilant car un train peut en cacher un autre… En effet, il n’y a pas seulement le danger de rechutes. L’ancien dépendant est aussi et surtout susceptible de s’accrocher à n’importe quel (autre) produit qui modifie l’humeur. Ne l’oublions jamais : ce n’est pas tant la drogue qui crée l’addiction que l’expérience de son effet. C’est pourquoi la seule voie sûre vers la délivrance est d’oser faire face à ses émotions et ses angoisses, d’oser arrêter de chercher la solution à ses troubles intérieurs à l’extérieur de soi. Pour cela, une psychothérapie ou une psychanalyse semblent des solutions adaptées.

Les kilos superflus sont essentiellement d’origine psychologique, d’après le nutritionniste français Jean-Michel Cohen. Histoires familiales, frustrations, conditionnements et autres phénomènes de compensation sont également responsables de la difficulté qu’éprouvent certaines personnes à perdre du poids. 

« Dis-moi comment tu manges et je te dirai qui tu es ! » : cette petite phrase tirée du livre « Au bonheur de maigrir » résume bien la méthode Cohen : identifier le processus psychologique déclencheur de la prise de poids ou empêchant la perte de poids et prescrire un régime sur mesure jouant sur plusieurs tableaux – personnel, culturel et familial notamment. Cohen se veut « psychonutritionniste ». D’après lui, beaucoup de personnes ayant entrepris un régime amaigrissant ne parviennent pas à maigrir parce qu’elles souhaitent inconsciemment conserver leurs kilos superflus. Elles veulent à la fois maigrir et rester enrobées. Quelque chose fait obstacle à la réalisation d’un changement d’apparence physique. Le rôle du nutritionniste serait tout d’abord d’écouter ses patients et de les aider à mettre le doigt sur les raisons de ces blocages psychologiques.

L’arrêt du tabac, la ménopause, la puberté ou la pilule contraceptive causeraient une prise de poids en raison de facteurs psychologiques qui leur sont associés: l’absence de cigarette nous prive d’une gestuelle camouflant le manque d’assurance ; la ménopause confronte la femme à la peur de vieillir et de ne plus plaire ; l’adolescent se rassure par la nourriture devant un avenir sexuel inconnu ; la pilule symbolise le renoncement à une maternité souhaitée inconsciemment… La boulimie et les excès d’aliments gras ou sucrés résultent parfois d’un traumatisme ancien dont on a oublié l’origine. Habitudes, pulsions, préférences, traditions et autres conditionnements géographiques, familiaux ou culturels définissent le comportement alimentaire de chacun d’entre nous.  Inutile de prescrire un régime sans fromage à quelqu’un qui en raffole : c’est l’échec garanti, selon Cohen. Certains aliments ont force de symbole. D’autres peuvent rappeler des événements heureux ou malheureux. Beaucoup ont une identité multiple: géographique, familiale, culturelle, personnelle… A tout cela s’ajoutent les clichés et idées reçues : les gros sont sympas, les maigres sont tristes ; faire la fête, c’est manger et boire ; une bonne affaire se conclut autour d’un bon repas ; les enfants sages méritent des friandises… Manger est lié au « bonheur ». Difficile de balayer tout cela d’un coup de « je veux maigrir ! ». Pour Cohen, un régime doit cajoler le patient, comme peut le faire une psychothérapie ou une cure thermale, en tenant compte de son histoire, de ses goûts et de ses préférences.

 

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