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Nutrition

Science pour maigrir – 2ème partie

 

D’après une étude américaine, dormir trop peu donne envie de manger trop gras, trop sucré et trop salé et favorise donc la prise de poids.

Bien dormir, c’est bon pour la santé et pour la ligne. Le manque de sommeil semble avoir parmi ses nombreux effets une augmentation de l’envie de nourritures grasses et sucrées…

Des chercheurs de l’hôpital St Luke – Roosevelt et de l’Université de Columbia de New York ont étudié l’activité cérébrale de personnes privées de sommeil regardant des images de nourriture saine et de nourriture de mauvaise qualité (trop grasse, trop sucrée ou trop salée). 25 hommes et femmes de poids normal ont participé à cette expérience de cinq jours. Les scientifiques ont comparé les résultats de scans du cerveau pris après des nuits de quatre heures avec ceux de scans pris après des nuits normales allant jusqu’à neuf heures de sommeil ininterrompu. Ils ont observé que les deux types de nourriture – saine ou malsaine – activaient des régions différentes du cerveau* et que les régions du cerveau associées à l’envie de malbouffe étaient plus actives en cas de restriction du sommeil.

Ces résultats suggèrent donc que nous succombons plus facilement à la tentation de consommer des aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés lorsque nous n’avons pas dormi assez longtemps. Ils confirment le lien entre manque de sommeil et surpoids. D’autres études montrent le lien entre la dérégulation de l’appétit et le manque de sommeil : privées de sommeil, les personnes en bonne santé et de poids normal mangent plus que d’ordinaire.

Notons que le temps de sommeil nécessaire varie considérablement d’une personne à l’autre. Il diminue généralement à mesure que l’on avance en âge. Le nourrisson dort presque tout le temps entre ses repas, les enfants ont besoin de dix à douze heures de sommeil par jour et les adultes, de six à neuf heures.

* Les chercheurs ont trouvé que la vue d’images de nourriture de type junk food stimule davantage certaines zones du système de récompense du cerveau chez les personnes privées de sommeil. Le système de récompense ou système de renforcement fait partie des centres du plaisir du cerveau: il fournit la motivation nécessaire à la réalisation d’actions et de comportements alimentaires notamment.

Nos cellules adipeuses ou « adipocytes » renferment nos réserves d’énergie sous forme de graisses. Une fois constituées, ces cellules sont permanentes et ne disparaissent pas, une réalité qui devrait faire réfléchir tous ceux et celles qui pensent pouvoir effacer à coup de régimes les effets des excès de bonne chair… 

Mieux vaut conserver un poids stable au fil du temps que de se laisser aller à trop manger puis faire régime car les cellules de graisse, une fois constituées, ne s’en vont plus…!

Les graisses constituent entre 22 et 25% du poids corporel de la femme, tandis que ce pourcentage est de seulement 15 à 18% chez l’homme. Les zones de stockage sont différentes selon le sexe et l’âge: l’on parle d’une répartition « gynoïde » chez la femme jeune (hanches, cuisses et fesses principalement) et « androïde » chez l’homme et chez la femme ménopausée (abdomen).

Les excès alimentaires se transforment en graisses qui sont stockées dans les cellules adipeuses ou adipocytes. A l’inverse, en cas de régime par exemple, lorsque les réserves de glucides sont épuisées, l’organisme se met à brûler les graisses contenues dans les cellules adipeuses. Ce mécanisme de déstockage s’appelle la « lipolyse ». Les cellules adipeuses stockent et déstockent majoritairement des triglycérides (85%), de l’eau (10%) et de la matière sèche (5%).

Chez l’adulte, les cellules adipeuses sont au nombre de 20 à 25 milliards. Elles sont constituées à divers moments de la vie : avant la naissance, en fonction des tendances alimentaires et du poids de la mère; durant la première année de vie de l’enfant ; à partir de la quarantaine et à tout autre moment de la vie si l’on ne surveille pas ses habitudes alimentaires.

La taille d’une cellule peut augmenter et atteindre jusqu’à 50 fois son état d’origine (taille moyenne : 80 microns). Au-delà d’un certain seuil, la formation d’une nouvelle cellule ou « préadipocyte » est déclenchée : celle-ci deviendra un adipocyte à son tour. En cas de prise de poids importante, le nombre de cellules adipeuses peut donc s’accroître de manière exponentielle. Une fois formées, elles sont permanentes : seules les techniques chirurgicales comme la liposuccion permettent de les éliminer.

Un régime alimentaire forcera l’organisme à brûler une partie des graisses de réserve stockées dans les adipocytes : cela en réduira la dimension (elles « dégonflent ») sans qu’elles disparaissent. De nouveaux excès alimentaires provoqueront le restockage de réserves de graisse et éventuellement la constitution de nouvelles cellules adipeuses.

D’après une étude récente, le vin rouge, le raisin rouge et d’autres fruits renfermeraient une molécule capable de bloquer la formation des cellules graisseuses. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération de médicaments contre le surpoids et l’obésité.

Un bon verre de vin rouge pourrait vous aider à perdre vos kilos superflus, selon une étude réalisée au Canada…

Des chercheurs de l’Université de Purdue au Canada ont découvert que le piceatannol, un composé à structure chimique comparable à celle du resveratrol* inhibe le processus de formation des cellules adipeuses ou adipocytes. Sa présence empêcherait la maturation des jeunes cellules graisseuses appelées aussi « préadipocytes ». Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue scientifique américaine Journal of Biological Chemistry notamment.

Les préadipocytes traversent différents stades d’évolution pour devenir des cellules graisseuses adultes au bout d’une période de dix jours environ. Les chercheurs ont constaté que le piceatannol se fixait sur les récepteurs d’insuline dans les premiers stades de l’adipogenèse et bloquait ainsi le processus d’activation de gènes déclenchant les stades suivants de formation cellulaire.

Le piceatannol est présent en quantités variables dans le vin rouge, dans les pépins et la peau du raisin rouge, dans le fruit de la passion et dans les myrtilles, notamment.

Le blocage de la formation de nouveaux adipocytes permet en théorie de retarder, voire d’empêcher le stockage des graisses et l’augmentation de la masse grasse. Le piceatannol pourrait donc constituer une arme redoutable pour combattre le surpoids et l’obésité. Cependant, les recherches ne sont qu’à leurs débuts et il reste du chemin à parcourir avant la mise au point éventuelle d’un traitement médicamenteux efficace. En outre, ces résultats prometteurs ont été obtenus sur des cultures de cellules et doivent encore être confirmés par des essais sur animaux.

*Diverses études montrent que le resveratrol, un composé chimique présent dans le vin rouge, le raisin et les cacahuètes, aide à combattre le cancer, les maladies cardiovasculaires et les maladies neurodégénératives. Chez l’homme, le resveratrol se convertit en piceatannol après ingestion.  

 

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