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Nutrition

Psychologie pour maigrir – 2ème partie

 

Pratiquée en institut ou à domicile, la luminothérapie ou luxthérapie aide à combattre divers problèmes de santé et d’humeur liés au manque de lumière caractéristique de l’automne et de l’hiver : dépression, irritabilité, fatigue chronique, insomnies, boulimie et grignotage saisonniers…

Chez les femmes en particulier, le manque de luminosité caractéristique des hivers du nord de l’Europe peut provoquer dépression et dérèglement du comportement alimentaire…

Ce sont surtout les femmes de quarante ans et plus qui souffrent du manque de lumière qui survient pendant l’automne et l’hiver. Les envies irrépressibles d’aliments gras ou sucrés et le grignotage entre les repas ou devant la télévision provoquent chez elles une prise de poids pouvant atteindre cinq kilos, voire davantage. Ce dérèglement du comportement alimentaire cesse petit à petit à mesure que les journées s’allongent ou de manière brutale lors d’un départ en vacances d’hiver au soleil ou aux sports d’hiver. A la longue, cette tendance récurrente peut avoir un impact non-négligeable sur le poids.

La luminothérapie ou luxthérapie consiste à exposer les yeux à une lumière artificielle blanche intense qui ressemble à la lumière du soleil, tout en étant dépourvue de rayons nocifs. Certains instituts spécialisés dans cette forme de thérapie proposent des séances allant d’une demi-heure à deux heures par jour pendant huit à dix jours. Les résultats seraient probants, au grand soulagement de la patiente comme de son entourage… ! L’humeur s’améliore et les grignotages compulsifs et autres razzias nocturnes sur le frigidaire cessent. La luminothérapie peut aussi aider à soigner les insomnies, la fatigue chronique, les dérèglements des rythmes biologiques (travail nocturne, décalages horaires…) et certains troubles féminins (syndrome prémenstruel, dépression post-natale…). Elle peut être pratiquée à domicile : l’on s’expose pendant un certain temps chaque jour à la lumière d’une lampe spéciale (tout en lisant ou en travaillant, par exemple), et/ou à la lumière d’un simulateur d’aube programmable, qui reproduit les conditions d’un lever du jour. Sachez toutefois que l’exposition aux lampes (luxthérapie, banc solaire, …) est contrindiquée en cas de maladies ou de sensibilité des yeux ou de la peau.

La luxopuncture, qui est une technique apparentée à la luminothérapie, est basée sur la stimulation des terminaisons nerveuses (points d’acupuncture) au moyen d’un stylet à rayonnement infrarouge: il s’agit d’une forme de réflexothérapie connue surtout pour les bons résultats obtenus en matière de sevrage tabagique. La luxopuncture est également recommandée comme adjuvant à la perte de poids (associée à un régime amaigrissant), pour rajeunir le visage et pour traiter les troubles du sommeil et les symptômes de la ménopause.

C’est une forme d’anorexie inversée qui touche les hommes uniquement. Malgré leur corps d’athlète, ceux qui en souffrent perçoivent leur musculature et leur stature comme insuffisantes. Résultat: régimes alimentaires, musculation excessive, prise de stéroïdes anabolisants et épuisement physique…

Les hommes qui souffrent du complexe d’Adonis se trouvent souvent trop petits de taille ou trop peu musclés et compensent cette perception erronée par une boulimie de sport et de musculation… (photo: istolethetv)

Les images du corps masculin et de la virilité véhiculées par les médias et la publicité ont donné naissance à un phénomène appelé la dysmorphie musculaire (de l’anglais muscle dysmorphia) ou anorexie inversée. C’est ce que l’on appelle aussi parfois le « Complexe d’Adonis ». Les hommes qui souffrent de cette pathologie sont insatisfaits de leur corps dont ils ont une perception erronée: ils se trouvent soit trop petits soit trop peu musclés, malgré une masse musculaire importante et un corps de bodybuilder… Conséquence : boulimie de sport et de musculation, épuisement physique, lésions musculaires ou articulaires et dopages dangereux.  Ils ont également une conduite alimentaire anormale et sont obsédés par ce qu’ils mangent: de nombreux repas programmés tout au long de la journée, prise de certains aliments-remède et de compléments alimentaires, usage excessif de stéroïdes anabolisants et parfois aussi, injection de fluides servant à gonfler les muscles tels le synthol. Rater un repas ou une séance d’entraînement est perçu comme dramatique. Tout cela s’accompagne de troubles de l’humeur et de troubles anxieux.

Superman, Batman, Spiderman, Ken et les autres… L’influence des images du super-héros à la musculature surdimensionnée, véhiculées par les dessins animés et les bandes dessinées pour enfants compte parmi les hypothèses émises par les psychiatres pour expliquer le phénomène de la dysmorphie musculaire. Certaines expériences difficiles de l’enfance comme les problèmes familiaux, les moqueries à répétition, l’intimidation, le harcèlement, pourraient aussi être des facteurs déclencheurs.

Bien que leur motivation à rester jeunes et sveltes ne soit pas encore aussi forte que celle des femmes, désormais les hommes n’échappent plus aux dictats de la mode. L’obsession de la perfection physique et la recherche de l’éternelle jeunesse les gagnent aussi, lentement mais sûrement. Crèmes antirides, lotions hydratantes et autres produits cosmétiques masculins envahissent petit à petit les rayons des magasins. L’apparence physique devient un outil de conquête amoureuse et de promotion sociale et professionnelle. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant de constater la multiplication des troubles du comportement liés à l’apparence physique que les thérapies cognitives et comportementales semblent être les plus aptes à soigner.

Lire aussi notre article sur l’anorexie

 

Dans son livre « Les défauts physiques imaginaires » (Odile Jacob), le psychiatre et psychothérapeute français Jean Tignol explique un étrange trouble obsessionnel dont souffriraient un certain nombre de personnes qui consultent en chirurgie plastique et en dermatologie. Dans certains cas, un défaut imaginaire est attribué à un proche…  

Les personnes souffrant de dysmorphophobie imaginent avoir un défaut physique énorme ou exagèrent un défaut physique réellement minime (photo: dualdflipflop)

La dysmorphophobie ou « Trouble de Dysmorphie Corporelle » de l’anglais « Body Dismorphic Disorder » (BDD) est un mal en progression dans un monde où règne l’obsession de l’éternelle jeunesse et de la perfection physique. Les personnes qui en souffrent sont convaincues d’avoir une ou plusieurs imperfections physiques qui en réalité n’existent pas ou sont minimes. Elles sont tellement préoccupées par ce défaut de leur apparence que celui-ci devient le centre de leur existence. Elles s’emploient corps et âme à l’éradication du prétendu défaut par des traitements voire de la chirurgie, qui sont évidemment sans effet puisque le problème est imaginaire. Dépression, phobie sociale, alcool, drogue, apathie, boulimie, tentatives de suicide, hospitalisations psychiatriques… les conséquences de cette maladie sont nombreuses et peuvent s’avérer sérieuses.

D’après le Dr Jean Tignol, plus de 13% des personnes qui consultent en dermatologie et de 6 à 15% de celles qui consultent en chirurgie esthétique sont atteintes de dysmorphophobie. Cette maladie touche autant les hommes que les femmes mais les parties du corps qui les préoccupent diffèrent. Ainsi les hommes sont plus soucieux de leurs cheveux, de leur petite taille ou de leurs organes sexuels, tandis que les femmes ont des inquiétudes concernant leur poids, leur poitrine et leurs jambes. Il arrive parfois que le patient localise le défaut imaginaire chez une autre personne que lui-même. L’un des patients du Dr Tignol, un homme d’âge mûr, avait commencé à s’inquiéter de la silhouette de sa femme après la naissance de leur enfant (né dix ans plus tôt). Son apparence esthétique, particulièrement sa silhouette, l’obnubilait au point de surveiller l’alimentation de sa femme et de l’inciter à subir des interventions de chirurgie esthétique au niveau de la poitrine et de l’abdomen. Cet homme souffrait de dysmorphophobie « par procuration »… Il existe actuellement des traitements médicamenteux efficaces. Les thérapies cognitives et comportementales peuvent également produire de bons résultats.

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